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Atelier de Marie-France Boivin

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Toute connaissance commence par les sentiments – Léonard de Vinci

Née en 1949 à Chambord au Lac Saint-Jean, Marie-France Boivin a toujours été très près de la nature environnante. Cette proximité l’a menée très tôt à s’intéresser à la flore et à la faune de sa région. C’est à l’âge de 14 ans environ qu’elle prend réellement goût à la peinture en suivant des cours à l’école. Elle poursuivra plus tard sa formation auprès d’autres artistes enseignants, notamment avec Chantale Guy de Saint-Prime, auprès de qui elle se perfectionne depuis 1999. Depuis 1995, elle peint principalement les paysages de son enfance et de sa région natale. En 2008, elle a présenté une exposition personnelle au Château Roberval. Depuis cette exposition, Marie-France Boivin expose un peu partout dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors il n’est pas rare de rencontrer ses œuvres au Château Roberval et/ou dans les bibliothèques de Roberval, Dolbeau-Mistassini et Alma. En 2011, elle débute les symposiums. Elle présente régulièrement son travail à Roberval, dans le cadre de la Traversée du Lac Saint-Jean. Parmi ses réalisations artistiques, elle a participé, en 2014, à la fresque des 150 ans de la municipalité de Saint-Prime aux côtés d’autres artistes professionnels de la région. Au début de sa carrière, elle peignait à l’aquarelle puis, au fil du temps, elle est passée définitivement à la peinture acrylique. La carrière de l’artiste a été faite d’étapes transitoires au niveau des sujets. D’abord, il y a eu les animaux, puis les fleurs, les visages, puis finalement les paysages. Ses journées passées dans les champs, ses souvenirs de jeunesse, s’imprègnent sur la toile. Les couchers et levers de soleil sont des spectacles qui l’enchantent et qu’elle souhaite partager dans sa peinture. C’est ce qui la comble de joie. Selon ses proches, la peinture de paysages est sa force. L’expression par ce médium particulier est un besoin vital pour Marie-France Boivin. Elle s’applique donc à rendre vivant chaque détail ; la profondeur, le reflet, la composition sont très importants pour elle. Chaque œuvre est un dépassement personnel.

L’atelier d’artiste était du XIXe siècle jusqu’en 1914, un lieu culturel important où s’est développé toute une convivialité non seulement dans le domaine des arts, mais aussi de la littéraire et de la création de manière générale. Avec l’arrivée de l’Art Nouveau, qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes et qui aime capturer la lumière, la culture de l’atelier se poursuit, puis s’étiole après 1918, au profit du pleinairisme rendu possible grâce au développement de la peinture en tube. L’apparition récente de nouveaux lieux collectifs transformés en ateliers pour artistes, mis à l’écart et concentrés souvent dans des bâtiments industriels, dans un seul but de productivité, n’a pas fait renaître cet univers disparu de l’atelier d’artiste. Aujourd’hui, au XXIe siècle, le concept renaît de ses cendres avec les ateliers des artistes situés chez eux et, donc, plus confortables et plus faciles d’accès.

 Marie-France Boivin

L’atelier de Marie-France Boivin est aussi un espace de bureau avec une bibliothèque. Son environnement de travail est d’une grandeur de 12 x 16 pieds. L’endroit permet d’avoir tout à portée de mains. L’éclairage artificiel se rallie à l’éclairage naturel par une très grande fenêtre, ce qui lui permet de travailler le soir, un moment propice pour la créativité. Son atelier est un lieu de silence, de musique et, parfois de radio en bruit de fond. Elle y travaille seule. L’été, Marie-France Boivin ne peint pas beaucoup, préférant profiter du soleil et de ses fleurs. L’automne et l’hiver sont des saisons marquées par un travail quotidien de 2 à 3 heures, selon ses obligations et ses activités. Pendant les symposiums, il lui est difficile de peindre devant public. Son travail est donc essentiellement réalisé en atelier. « Je ne suis pas confortable (avec l’idée de peindre devant le public), je le fais quand je suis obligée, comme dans un symposium ou dans un autre lieu où j’expose et où il faut peindre sur place. Je suis plutôt solitaire ».

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